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Décider d’une intervention

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La démarche de la chirurgie Maxillo-faciale vise à améliorer la qualité de vie d’une personne en améliorant son apparence et/ou sa fonction et souvent l’image qu’elle a d’elle-même.
La décision d’entreprendre un acte de chirurgie ne doit jamais être prise à la légère. Les conséquences bonnes ou mauvaises d’une intervention peuvent être ressenties pendant des années tant physiquement que moralement et émotionnellement.

Il est indispensable avant de décider d’une intervention de disposer d’une information détaillée claire et réaliste sur les résultats escomptables comme sur les risques potentiels et aussi de s’interroger sur ses motivations et ses attentes.

Il ne faut pas hésiter à consulter plusieurs chirurgiens, se donner le temps de la réflexion et ne pas oublier de s’interroger sur ses motivations. Un délai de réflexion de 15 jours avant toute décision a été institué, pour le praticien comme pour le patient. Notre mission est de fournir la meilleure chirurgie possible à des personnes à même d’en retirer la meilleure satisfaction. C’est pourquoi nous réévaluons constamment notre activité selon deux critères : le savoir faire technique et l’intégrité. Ainsi nous pouvons, le cas échéant, demander un second avis soit sur l’opportunité technique de l’intervention envisagée, soit sur les risques et les bénéfices psychologiques potentiels. Pour qu’intervention soit réalisée dans les meilleures conditions, il ne doit pas y avoir d’obligation de subir ou de faire cette intervention même si «tout est prêt». En conséquence, il peut donc exceptionnellement être nécessaire de reporter ou même d’annuler une intervention.

Avant l’intervention, nous sommes à votre disposition et à celle de votre médecin traitant pour répondre à toute interrogation. Si certains points n’étaient pas compris, n’hésitez pas à demander des explications et/ou à revenir en consultation.

N’oubliez pas d’informer votre chirurgien sincèrement et en détail de votre état de santé, de vos attentes tant fonctionnelles, psychologiques qu’esthétiques concernant l’acte envisagé.

De son côté, le chirurgien vous fournira des renseignements détaillés sur le résultat escomptable comme sur les risques potentiels de l’intervention. Il existe des risques généraux inhérents à tout acte chirurgical : risque anesthésique, défaut de cicatrisation, problème d’infection, résultat décevant … Et des risques spécifiques à chaque intervention et il ne faut pas négliger de prendre en considération les risques exceptionnels ni oublier qu’il existe la possibilité de risques inconnus. Ces risques devront être pris en considération avant toute décision.

Les interventions de chirurgie maxillo-faciale sont des actes chirurgicaux à part entière. Comme pour toute intervention, une préparation est indispensable, elle comporte une information détaillée et claire, une réflexion et une préparation comprenant un ou plusieurs bilans préopératoires, des consignes relatives à l’hygiène de vie à respecter et une consultation d’anesthésie.


Est-ce que l’intervention est pour vous ? Questions pertinentes pour faire le point

Avant de vous engager dans une intervention, il est important pour vous d’évaluer son opportunité en étudiant, en détail, chacun des point suivants :

  • Qu’attendez-vous vraiment de cette intervention ?
  • Est-ce que l’opération est réalisable ?
  • Etes-vous prêt(e) à accepter tous ses inconvénients ?
  • Comment réagirez-vous si vous avez une complication ?

 

Cette réflexion vous aidera à être précis et efficace dans votre analyse, et donc à mieux prendre votre décision, et enfin si celle-ci est positive, à mettre au point votre projet avec le chirurgien.


Que se passera-t-il si vous avez une complication ?

La réalité chirurgicale est loin de la chirurgie télévisuelle, trop souvent réduite soit à des défilés de techniques magiques et de réussites glamour, soit à des litanies d’échecs cuisants et de procès féroces. Les histoires de contes de fées modernes avec Merlin l’Enchanteur (le chirurgien) et sa baguette magique (le bistouri) qui lave plus blanc que les autres chirurgiens, comme les histoires d’horreur, dignes d’Halloween, servent certainement à faire grimper l’audimat mais ne sont d’aucune aide à la décision du patient. Par contre, une réflexion approfondie sur les risques encourus est un critère de décision pertinent.

Voici quelques questions importantes:

- Avez-vous compris les risques que vous vous apprêtez à prendre ?

- Garderez-vous votre confiance dans le chirurgien si cela ne se passe pas comme prévu ? - Accepterez-vous la nécessité d’une ré-intervention rapide ou au contraire le cas de figure inverse : devoir attendre très longuement pour effectuer une correction ?

Si en règle générale, les suites sont simples, une complication peut toujours survenir. Il faut rappeler que même les meilleurs chirurgiens ont des échecs, seuls les chirurgiens qui n’opèrent pas ne connaissent pas l’échec. Un excellent praticien a, certes, un taux de complications plus bas qu’un chirurgien médiocre mais le risque n’est jamais nul.

C’est aussi à la façon dont le praticien limite les risques, informe ses patients et assume les complications que l’on apprécie la valeur d’un chirurgien.

Lors des consultations préopératoires, le chirurgien explique les risques éventuels liés à l’intervention. Il détaillera :

  • Les risques inhérents à tout acte chirurgical : infection, hématomes, trouble de la cicatrisation (nécrose cutanée, chéloïde) et risques anesthésiques
  • Les risques généraux à la chirurgie maxillo-faciale: asymétrie, résultat jugé insuffisant ou trop important, nécessité de retouche(s)
  • Les risques spécifiques à l’intervention envisagée.

Ces risques potentiels doivent êtres vraiment compris et évalués par le chirurgien et son patient avant toute décision opératoire.

  • D’une part, le patient comme le chirurgien doivent impérativement éviter de prendre des risques démesurés par rapport au bénéfice escompté.
  • D’autre part, avoir discuté des risques avant l’intervention, et en avoir compris les tenants et les aboutissants, permet au patient de mieux comprendre la situation et la supporter en cas de coup dur.
  • Enfin dans les cas où, malheureusement, une complication se produit, le résultat final dépend beaucoup de la relation patient-chirurgien. S’ils parviennent à rester solidaires et francs l’un envers l’autre, ils se donnent les meilleures chances d’analyser la situation correctement et d’opter pour les meilleures solutions afin de sauver ce qui peut être sauvé, améliorer ce qui peut être amélioré et, surtout, empêcher la situation d’empirer.

 


Bilan et consultation d‘anesthésie

Dans un premier temps, le chirurgien examine vos antécédents médicaux pour juger de l’opportunité ou non de vous proposer une intervention. Si une décision opératoire est prise, un bilan sanguin vous sera demandé et, l’anesthésiste le complètera à l’issue de sa consultation par tout autre bilan qu’il jugera nécessaire. Il faut savoir qu’en France, la consultation d’anesthésie doit être programmée au moins deux jours avant et pas plus d’un mois avant la date de l’intervention.

L’anesthésie

Toute anesthésie générale et toute anesthésie locale assistée (ou neuroleptanalgésie) nécessite une consultation préopératoire d’anesthésie. C’est l’anesthésiste qui décide en dernier ressort du type d’anesthésie à pratiquer pour l’acte envisagé. L’anesthésiste a également toute latitude pour refuser l’intervention ou demander d’y surseoir, s’il juge que, dans votre état de santé, celle-ci est contre-indiquée.

Même si dans ce domaine aussi, les progrès de l'anesthésie et la surveillance constante assurent les meilleures conditions de sécurité, et que cette dernière est optimale quand l'intervention est réalisée en dehors de l'urgence chez une personne en bonne santé, il existe des risques et aléas per et post-opératoires inhérents à toute anesthésie.

La consultation d’anesthésie préopératoire obligatoire a pour but de détecter les contre-indications éventuelles, de prévoir des bilans ou des traitements spécifiques au cas du patient, et enfin d’expliquer au patient, les risques anesthésiques. Il faut savoir que l'anesthésie induit dans l'organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser. C’est pourquoi avoir affaire à un anesthésiste responsable compétent et qui connaît votre dossier est indispensable.

La peur de l’anesthésie est en soi une chose rassurante, elle montre que vous avez compris qu’il s’agissait de chirurgie et non de magie. Toutefois si cette peur est très violente, cela peut signifier que vous n’êtes pas prêt pour l’intervention : parce que vous avez plus peur qu’envie, dans ce cas, il est toujours préférable, de surseoir à l’intervention.

L’anesthésie locale

C’est une anesthésie réservée aux « petits gestes » comme la chirurgie des grains de beauté, les infiltrations de produits de comblement dans la lèvre... Le patient n’a pas besoin d’être à jeun, comme chez le dentiste, le chirurgien fait l’infiltration de produit anesthésiant. L'insensibilisation est quasi immédiate et le patient peut repartir peu de temps après l'intervention.

Les patients imaginent souvent qu’une anesthésie locale est plus sûre qu’une anesthésie générale ou une neurolept. En fait rien n’est plus faux : - Une opération trop importante sous anesthésie locale est dangereuse parce que ces produits ne sont pas faits pour anesthésier longtemps de larges zones, ils sont prévus pour des temps d’interventions courts et des zones opératoires limitées. Leurs conditions d’utilisation doivent être strictement observées sinon peuvent survenir des chocs dus à des quantités trop importantes de produits. - Il arrive que même pour de petites zones opératoires, le praticien préfère une anesthésie locale assistée (neurolept) à une locale seule car il sait que l’intervention sera un peu sophistiquée, sa durée un peu longue et que le patient risque de bouger s’il est anxieux ou insuffisamment insensibilisé (par exemple pour des paupières).

Ce qui est le plus sûr c’est d’avoir une anesthésie adaptée au type d’intervention et au cas du patient, pratiquée par une personne compétente dans un endroit adapté.

La neurolept-analgésie appelée aussi anesthésie locale assistée

C’est une anesthésie pratiquée en ambulatoire (sans hospitalisation de nuit) par un médecin anesthésiste. Comme pour l’anesthésie générale, le patient doit être à jeun, mais cette anesthésie est beaucoup plus légère qu’une anesthésie générale : il n’y a pas d’intubation, le médecin anesthésiste met en place une perfusion par voie veineuse et un sommeil contrôlé est induit. Le praticien effectue alors une anesthésie locale de complément. La reprise de la conscience est beaucoup plus rapide (dès la fin de l'intervention). Ensuite le patient se repose quelques heures. Et après un repas léger, si tout va bien, il reçoit son autorisation de sortie. Si c’est préférable (grande fatigue, vertige, vomissement…) le patient est gardé une nuit en observation. Ce mode d'anesthésie est utilisé pour de nombreuses interventions : Paupières, petites liposuccions, pointe de nez…

Effets secondaires et risques des neurolept-analgésies:

  • Troubles digestifs : nausées et/ou vomissements postopératoires.
  • Céphalées (maux de tête).
  • Inflammation de la veine utilisée pour la perfusion.
  • Régurgitation de liquide gastrique avec risque d’inhalation et d’infection pulmonaire Il s’agit d’une complication pouvant être très grave, elle survient avant tout, lorsque le jeûne n’a pas été respecté.
  • Choc anaphylactique (réaction allergique majeure) pouvant être fatale.
  • Troubles du rythme voire arrêt cardiaque.

L’anesthésie générale

C’est une anesthésie pratiquée pour les interventions plus importantes, réalisées avec une hospitalisation de nuit. Comme pour la neurolept- analgésie, il faut être à jeun.

Si l’anesthésiste est d’accord, il sera possible de reprendre une alimentation normale quelques heures après l’intervention. L’anesthésiste et le chirurgien vous donneront avant l’intervention une durée probable de séjour, mais celui-ci pourra être plus long si votre état de fatigue ou de santé le nécessite. A votre départ de la clinique , un examen médical préalable sera fait par le médecin qui sera à même de donner l’autorisation de votre sortie

Effets secondaires et risques des anesthésies générales :

  • Troubles digestifs : nausées et/ou vomissements post-opératoires
  • Céphalées (maux de tête)
  • Inflammation de la veine utilisée pour la perfusion
  • Difficultés de déglutition, enrouement, irritation des cordes vocales dues à la sonde d’intubation
  • Irritation nerveuse sensitive ou motrice résultante de la compression d’un nerf lorsqu’une position opératoire est longtemps maintenue
  • Lésion d’une dent ou d’une prothèse dentaire lors de l’intubation
  • Baisse de l’acuité visuelle, le plus souvent transitoire cette complication survient surtout en cas d‘anomalie visuelle préexistante
  • Troubles de la miction qui peuvent rendre nécessaire un sondage urinaire
  • Pneumothorax par rupture de bulle d’emphysème sans signe préalable
  • Nécessité exceptionnelle de transfusion avec risques de contamination virale, type hépatite virale, V.I.H, herpes…
  • Phlébite, pouvant parfois être à l’origine d’embolie pulmonaire, cette dernière pouvant parfois être fatale. Ce risque est augmenté par les vols « long-courriers » trop proches de l‘intervention, par certaines pathologies et par les interventions sur le petit bassin comme les plasties abdominales et les bodylifts.
  • Régurgitation de liquide gastrique avec risque d’inhalation et d’infection pulmonaire Il s’agit d’une complication pouvant être très grave, elle survient avant tout, lorsque le jeûne n’a pas été respecté.
  • Choc anaphylactique (réaction allergique majeure) pouvant être fatale.
  • Troubles du rythme voire arrêt cardiaque.

Consignes préopératoires: préparation et hygiène de vie

N’arrivez pas trop fatigué(e), moralement et physiquement à l’intervention. Informez-nous de toute modification de votre état de santé, ou de votre état psychologique, et n’oubliez pas qu’il n’y a jamais d’urgence à pratiquer un acte esthétique.

Il faudra impérativement surseoir à toute intervention à visée esthétique si vous êtes malade, ou pour les femmes, si vous êtes enceinte le jour de l’intervention. Et bien évidemment si vous ne respectez pas les heures de jeûne prescrites avant l’intervention.

Pour beaucoup d’interventions, il vous sera demandé d’arrêter de fumer en pré et post opératoire. En effet, la nicotine resserre les micro-vaisseaux cutanés indispensables à la cicatrisation.

Dans beaucoup d’interventions, une stabilité du poids est nécessaire. Ainsi une perte de poids de plus de 5 kilos, après un lifting ou une plastie mammaire, peut entraîner un nouvel excès cutané. Une prise de poids supérieure à 5 kilos entraînera une traction sur les cicatrices et sur la peau dans les liftings, les plasties abdominales et les plasties mammaires, quant aux résultats de liposuccion, ils seront amoindris.

Il faut aussi surseoir à l’intervention si vous ne parvenez pas à respecter les instructions du chirurgien concernant le tabac et la stabilisation du poids, encore une fois, il n’y a jamais d’urgence à pratiquer une intervention à visée esthétique, et il est contreproductif d’entamer une procédure d’amélioration dans ces conditions.

Certains médicaments qui font saigner sont proscrits dans les jours qui précèdent l’intervention : Aspirine, Anticoagulants … De même les vols « long-courriers » sont contre-indiqués car ils augmentent le risque d’embolie.

Le médecin anesthésiste lorsque vous le verrez en consultation préopératoire vous donnera les traitements spécifiques à votre cas. Comme le jeûne est indispensable, il vous précisera si nécessaire comment prendre vos traitements par ailleurs en cours le jour de l’intervention ou prescrira des médicaments particuliers pour le préopératoire (pour limiter par exemple certains risques de nausée si vous y êtes sujet…)

Un traitement préventif contre les bleus peut être suivi par voie orale et par voie cutanée en application locale. Ce traitement n’empêche pas les bleus, mais a dans notre expérience, une certaine efficacité, pour en diminuer l’importance et la durée.